Mercredi 15 octobre 2008
- PREMIÈRE INTERVENTION de J-L Trotignon EN OUVERTURE DU CONSEIL :

    Le groupe « Rambouillet Renouveau » tient à adresser ses félicitations républicaines au citoyen rambolitain Gérard Larcher, pour son élection à la Présidence du Sénat.
    En effet, le fait qu’un rambolitain préside l’une des 2 assemblées parlementaires de notre pays met incontestablement en lumière notre cité.

    Nous félicitons le citoyen Gérard Larcher parce que, contrairement à ce que l’on pourrait croire, cette présidence ne lui a pas été servie sur un « plateau ».

    Elle n’est due, Monsieur Larcher, qu’à votre volonté acharnée depuis de longues années au service de vos concitoyens, au service de l’intérêt commun - selon vos convictions -, à votre force de persuasion, à votre puissance de travail, à un certain sens du dialogue et à votre talent de meneur d’équipes.

    Nous félicitons le citoyen Gérard Larcher parce que, même si nous ne partageons pas l’ensemble de vos choix, nous ne contestons pas que depuis 25 ans, c’est votre passion civique qui a été votre principal moteur au service de la ville, du département et du pays, en fonction de vos différents mandats et en tant que ministre.

Cette élection est donc en quelque sorte l’aboutissement mérité d’une carrière politique sincère, d’une carrière de fidélité à vos principes, où vous vous êtes plus attaché au fond des choses qu’à leur forme. Bref, votre route pour y arriver fut droite, malgré une « pente forte » sur la fin.

    Nous félicitons le citoyen rambolitain Gérard Larcher, mais nous ne félicitons pas le Maire de Rambouillet, qui devient ainsi tout à la fois le 2ème personnage de l’Etat et le 1er cumuleur de mandats de France.

    Car en vous obstinant à conserver dans le même temps votre mandat local, bien peu de citoyens rambolitains ne croiront sincèrement que vous pourrez travailler au mieux pour notre ville au quotidien. Et bien peu de citoyens français ne croiront sincèrement que vous vous donnez les meilleures conditions pour arriver à diriger leur Sénat, tout en menant à bien l’ambitieux et nécessaire programme de rénovation que vous y avez annoncé.

    En France, plus de 80 % des parlementaires ont également une autre responsabilité locale. Regardons autour de nous, là où le cumul des mandats ne sclérose pas le salutaire renouvellement démocratique des élus. En Italie, ils ne sont que 16 % de parlementaires à cumuler les mandats. En Espagne : 15 %, en Grande-Bretagne : 13 % et en Allemagne : 10 %...

Est-ce que ces démocraties fonctionnent moins bien que la nôtre pour autant ?...
Fonctionnent-elles mieux ? C’est difficile à établir ce soir, mais ce qui est certain, c’est que le partage des responsabilités démocratiques entre les citoyens est considérablement mieux respecté chez nos voisins européens.

    Connaissant vos propres arguments à ce sujet, je tiens à rappeler qu’il n’y a pas que les élus qui cumulent qui se lèvent tôt et se couchent tard. Beaucoup d’élus, qui ont choisi le mandat unique, parce qu’ils estiment ainsi mieux respecter leurs électeurs, savent également remarquablement le faire.


    Cependant, « puisqu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis » - belle maxime sur laquelle je ne changerai jamais d’avis-, je veux bien reconnaître qu’il y a une possibilité que vous me convainquiez de l’intérêt du cumul des mandats…

    En effet si, en tant que Maire, vous finissiez par vous rendre compte qu’il vous est impossible de consacrer suffisamment de temps à la gestion de notre ville, tout en ayant de si hautes fonctions nationales, et que vous parveniez dès lors à convaincre le Président du Sénat de faire voter la loi du mandat unique, alors là oui : j’en reconnaîtrais volontiers l’utilité.

    Pour conclure, même si nous avons des réserves - non parlementaires - sur le collège électoral du Sénat, nous joignons à nos félicitations à notre concitoyen Gérard Larcher, nos encouragements pour la réussite d’une réelle modernisation de cette institution, et notamment pour l’amélioration de sa lisibilité démocratique.


RESSOURCES HUMAINES

- Création emploi attaché conservation du patrimoine


    M. le Maire, pour la mise en place d’une exposition qui aura lieu en 2010 au Palais du Roi de Rome, vous nous demandez de voter la création d’un emploi sur 2 ans, emploi qui représente un coût total de 60 000 euros. Cette exposition correspond à un choix culturel important de la Municipalité. Or concernant ces choix, nous estimons qu’il y a un problème, dû au fonctionnement de la Commission Culture, que vous présidez.

En effet, cela fait 7 mois que nous participons maintenant au fonctionnement municipal, en tant que nouveaux élus. Nous pouvons assister à un travail relativement ouvert dans certaines commissions, par exemple à l’Urbanisme où l’opposition est écoutée sans a priori, et où elle peut faire de réelles propositions. Dans d’autres commissions, la grande majorité des décisions a été bouclée en amont, au sein de la majorité municipale, mais quelques possibilités d’aménagement de certaines décisions sont encore possibles. C’est le cas, par exemple, des commissions touchant au domaine de l’enfance.

Mais concernant la Commission Culture, dont vous avez toujours présidé les réunions depuis le mois de mars, il ne s’agit que d’une Commission où nous sommes simplement informés des décisions prises en amont.
Bref, ce n’est pas une commission « ouverte », ce qui ne nous paraît pas démocratiquement constructif. Cela va même jusqu’aux compositions des divers jurys artistiques, dont font partie des membres de la majorité municipale, mais où il n’a jamais été proposé à un seul élu de l’opposition de participer.

Bref, tant que cette Commission aura ce fonctionnement, n’étant nullement partie prenante aux propositions de la Municipalité dans le domaine de la Culture, nous nous abstiendrons au sujet des choix culturels majeurs de la ville, sauf exception signalée.


URBANISME


- Remise de pénalités

    Concernant ce type de remises de pénalité, lorsque la Trésorerie s’est elle-même prononcée dans un sens favorable, nous votons pour.
Cependant, s’agissant d’une remise de pénalité accordée à l’un des membres de notre liste aux élections municipales, nous nous abstiendrons.
    Il ne s’agit bien sûr que d’une somme de 13 euros dont le budget de la ville de Rambouillet sera privé, ce qui n’empêchera sans doute pas la réalisation du Pôle culturel.
Mais nous ferions de même, par exemple, si la ville avait à voter une subvention importante pour une association, dont l’un de nos proches serait Président. Cela nous paraît préférable pour un fonctionnement irréprochable de ce Conseil municipal…

- Cession d’une parcelle à 90 euros le m2 à la Clairière
(En réponse à la modification apportée in extremis à la délibération initialement prévue)
    Effectivement, j’avais fais part de mes remarques au service de l’urbanisme, car lors de notre dernier Conseil municipal, la Municipalité avait décidé de racheter, square des carrières, pour la création d’une place de parking supplémentaire, 10 m2 à un particulier, au prix de 180 € le m2.
    Et quasiment dans le même quartier, dans la même zone du P.O.S., la première délibération présentée aux Conseillers municipaux indiquait que le prix du m2 avait diminué de moitié en parcourant 500 mètres, puisqu’elle fixait le prix du m2 à 90 €.
 Je me suis donc demandé si cette chute de 50 % du prix du mètre carré à Rambouillet en 3 mois aurait un lien avec la crise des « subprimes »... Je suis donc « rassuré » si ce prix est maintenant revenu à 180 € le m2… Toujours est-il qu’il y a eu un problème dans la préparation de la première délibération présentée.


MARCHÉS - AVENANT PARKING SÉQUOÏA

    D’après la délibération, le contrat avec la société « GIS Parcs » est prolongé, je cite : « pour une durée de trois mois, soit jusqu’au 30 décembre 2008 ». Cela signifie donc qu’il est prolongé du 1er octobre au 30 décembre 2008. Or nous sommes déjà le 10 octobre…
Le vote trop tardif de cette délibération est dû à l’absence anormale de Conseil municipal au mois de septembre, ce que nous refuserons de cautionner par notre vote.
    Mais depuis le 1er octobre, la société « GIS Parcs » est-elle légalement en droit de percevoir les droits de stationnement des utilisateurs du parking « Séquoïa » à la gare ? Sommes-nous actuellement dans une période de non-droit qui pourrait voir les rambolitains utilisateurs, ou une association de consommateurs, demander le remboursement de leurs droits de parking ou d’une partie de leur abonnement ?

BERGERIE NATIONALE
S'agissant d'une suite logique à notre vote de juillet sur le projet de la Bergerie nationale, nous maintiendrons notre vote positif. Il était en effet temps qu'un tel projet soit mis en place pour sauvegarder la Bergerie nationale. C'est un projet complexe et nous le soutenons notamment au regard des 130 emplois concernés.


TOURISME

    Aucun des membres de la minorité municipale, bien que représentant 42 % des rambolitains, n’ayant été jugé digne par la majorité municipale de faire partie des élus représentants la ville au Comité directeur de l’Office du Tourisme, malgré un passage de 5 à 10 élus, nous nous opposerons aux décisions concernant le tourisme, tant qu’une juste proportionnalité des élus n’y sera pas établie.


CONSERVATOIRE COMMUNAUTAIRE


   M. Larcher, vous désigner en tant que représentant de la ville de Rambouillet au sein du Conseil d’établissement du Conservatoire de notre Communauté de communes, est-ce bien raisonnable ?

    En effet, vous êtes déjà :

- Délégué de la ville au Syndicat Intercommunal de la région de Rambouillet (SIRR)

- Délégué de la ville au Syndicat mixte de Production d’eau potable de la région de Rambouillet (SYMIPERR)

- Délégué de la ville au Syndicat Intercommunal d’Assainissement Agricole de la Région de Gazeran (SIAARG)

- Délégué de la ville au Centre d’enseignement zootechnique (CEZ)

- Délégué de la ville à la société des courses

- Délégué de la ville à la maison de l’emploi Centre et Sud-Yvelines

- Président du Conseil d’Administration de la société mixte immobilière de Rambouillet (SEMIR)

- Président du Conseil d’Administration de l’hôpital de Rambouillet

- Président du Conseil d’Administration du Centre Communal d’Action Sociale

- Président du Comité de ville de l’I.F.E.P.

- Président de la Commission des Finances de la ville de Rambouillet

- Délégué de la ville à la Communauté de Communes Plaines et Forêts d’Yvelines

- Président du Conseil départemental du cheval des Yvelines

- Président de la Fédération U.M.P. des Yvelines

- Président de la Commission nationale sur les missions de l’Hôpital

- Copilote de la mission européenne sur la « Flexisécurité »

- Maire de Rambouillet

- Sénateur des Yvelines

- Et « cerise sur le plateau » : Président du Sénat…

    Et encore, ma liste est sans doute incomplète. En effet pour fabriquer une carte de visite indiquant toutes vos fonctions, les services techniques de la ville devraient sans doute vous confectionner un bristol de 2 mètres carrés…

    Nous sommes bien conscients que « Sénat » est l’anagramme de « Santé », M. Larcher, mais nous ne souhaitons pas prendre le risque de nuire à la vôtre, en vous confiant la fonction qui ferait déborder le vase de votre emploi du temps. Nous voterons donc contre, dans un souci humanitaire.

Par Bertrand Bouyet
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Mercredi 1 octobre 2008

Malgré notre désaccord quant à la composition du collège électoral du Sénat, nous adressons bien sûr nos félicitations républicaines à Gérard Larcher, qui reçoit de ses pairs de la majorité sénatoriale une consécration méritée. Il y est tout à fait à sa place.

 

Le problème, c’est que malgré cette nouvelle charge écrasante, surtout quand on désire réformer en profondeur cette assemblée comme il s’y est engagé, il a prévenu qu’il resterait Maire de Rambouillet en même temps... Et quand il se justifie en nous expliquant qu’il aura cependant toujours le loisir de se consacrer autant qu’avant à notre ville, c’est vraiment le 2ème personnage de l’Etat qui prend les rambolitains pour les 1ers naïfs de la planète !

 

Les rambolitains méritent un Maire qui consacre réellement l’essentiel de son temps à leur ville, tout comme les français méritent un Président du Sénat qui consacre tout son temps à diriger et améliorer cette lourde et coûteuse assemblée.

 

 

 

Jean-Luc TROTIGNON 

Par Bertrand Bouyet
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Dimanche 14 septembre 2008
    Les inquiétudes dont nous avions fait part au Conseil municipal de juin dernier se sont malheureusement avérées exactes. La direction de l’entreprise Continental de Rambouillet vient de révéler les perspectives à brève échéance. Elles sont catastrophiques. 400 suppressions d’emploi sont envisagées au minimum et cela peut aller jusqu’à 560. C’est donc entre la moitié et les trois quarts des emplois du 1er employeur de la ville qui doivent bientôt disparaître.

    Avant les dernières suppressions d’emplois de 2006, l’entreprise comptait à son actif plus d’un millier d’emplois sur son site de Rambouillet. On peut donc se demander pour combien de temps les 200 à 400 emplois sauvegardés le seraient. Car on a évidemment le pressentiment d’un scénario déjà vu de trop nombreuses fois en France, où l’actionnaire et ses dividendes semblent plus respectés que la main d’œuvre, où le chiffre est plus respecté que l’humain, et où l’augmentation des coûts de production finit inéluctablement par rimer avec délocalisation.

    Il est symptomatique de constater justement que, à l’intérieur de ce plan social, c’est 86 % des 350 emplois du secteur production qui vont être supprimés, ce qui est énorme. Tout cela alors que l’entreprise venait d’agrandir ses locaux à Rambouillet, ce qui ne manque pas de poser question.

    Nous pensons en priorité à tous ceux dont l’emploi semble condamné très prochainement, à leur famille et à toutes les conséquences humaines que cela entraînera. Et nous leur adressons tout notre soutien.

    Il nous est impossible de ne pas rapprocher ces sombres perspectives du déménagement du Commissariat de l’Armée de Terre de Rambouillet pour Cambrai, annoncé cet été et prévu en 2012, qui privera également notre ville de près de 670 emplois.

    C’est dire si, avec la disparition de plus d’un millier d’emploi sur 4 ans à Rambouillet, le tissu social de la ville va en prendre un sérieux coup, quelle que soit la façon dont on essaye de nous rassurer. C’est bien sûr le danger d’une « ville dortoir » qui se profile, avec de moins en moins d’emplois sur place et de moins en moins d’habitants dans la journée, et avec toutes ses répercussions sur la vie et sur l’économie de notre cité. Car il faut être bien conscient que, concernant les emplois annoncés pour la zone du Bel Air-La forêt, les seuls dont on soit certains à l’heure actuelle ne sont dus qu’au déménagement d’emplois déjà existants : services techniques de la ville et communauté de communes.

    Mais c’est aussi une question fondamentale et légitime que l’ensemble des rambolitains peut se poser : certains projets « lourds » de la municipalité ne doivent-ils pas être reconsidérés ? Se pose notamment la question de l’ambitieux Pôle culturel que les contribuables de Rambouillet auront à rembourser pendant 25 ans.

    En tout état de cause, pour faire face à autant de disparitions d’emplois et à leurs conséquences, il nous semble qu’une ville doit pouvoir disposer d’un Maire qui se consacre entièrement à elle. Ce n’est malheureusement pas le cas actuellement. Bien au contraire, avec tous ses mandats et ses fonctions en cours, notre Sénateur-Maire n’a pas pu trouver de temps pour convoquer le traditionnel Conseil municipal de rentrée du mois de septembre. A ce jour, le prochain Conseil municipal n’aurait lieu que vers le 10 octobre, soit 3 mois après le Conseil précédent…

    C’est cet ensemble de choses qui fait que nous ne sommes guère rassurés pour l’avenir de Rambouillet.


 - Le blog des employés de Continental Rambouillet :   http://ce-continental-rbt.sosblog.fr


Par Bertrand Bouyet
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Vendredi 11 juillet 2008
(Si vous souhaitez les remettre dans le contexte, nous vous invitons à consulter le compte rendu résumé de ce Conseil sur le site de l'Association des Amis de Rambouillet Renouveau, en cliquant sur le lien en colonne de droite)

- ACTUALISATION DES TARIFS MUNICIPAUX AU 1er SEPTEMBRE
(Jean-Luc Trotignon)

    Nous comprenons la logique qui veut que ces tarifs soient mis en adéquation avec les coûts : la Municipalité rattrape l’inflation.
    Mais une partie de la population rambolitaine a du mal, elle, à rattraper l’inflation avec ses revenus depuis quelques mois, vu les nombreuses et rapides augmentations constatées.
    C’est pourquoi ces augmentations devraient, selon nous, être accompagnées de mesures de solidarité complémentaires, en direction des familles qui ont le plus de difficulté à faire face, depuis quelques mois, à ce retour d’une inflation prononcée, également accompagnée de mesures comme le décalage de l’augmentation des allocations familiales pour les adolescents ou comme l’instauration des franchises médicales.
    Et ces mesures d’accompagnement devraient être publiques et claires pour tous, décidées par l’ensemble des élus rambolitains, comme l’est une augmentation de tarifs municipaux pour tous. Il ne peut s’agir pour nous de réponses individuelles, avec des aides ponctuelles accordées ça et là par quelques-uns dans un bureau fermé. Et notamment parce que certaines personnes en difficulté n’osent pas venir demander ces aides au coup par coup, parce que c’est pour elles un aveu d’échec trop lourd à porter. D’autres y voient un problème de dignité de la personne à venir quémander une aide, alors que ce n’est pas le cas lorsqu’il y a automaticité de mesures publiques.
    En conclusion, aucune mesure d’accompagnement de ce type n’étant proposée conjointement par la municipalité, nous nous abstiendrons, au moins sur les 2 premières délibérations - étant donné que nous avons déposé un amendement en ce qui concerne la 3ème.


- AMENDEMENT DÉPOSÉ par Jean-Luc Trotignon au nom du groupe « RAMBOUILLET RENOUVEAU »  CONCERNANT LA MODIFICATION DU TARIF DES REPAS SCOLAIRES


Motivation :
    S’il est justifié de devoir augmenter les tarifs des cantines scolaires en fonction de l’augmentation des denrées alimentaires, nombre de rambolitains subissent de plein fouet une baisse prononcée de leur pouvoir d’achat depuis quelques mois : fortes augmentations combinées des prix du gaz, de l’essence, de matières premières alimentaires de bases, franchises médicales, etc… Cela sans que leurs augmentations de revenus ne viennent forcément compenser le niveau élevé de l’inflation actuelle. Ils auront désormais à faire également face à l’augmentation des tarifs municipaux au 1er septembre prochain.
    Pour une famille nombreuse, qu’elle soit monoparentale, recomposée ou à structure « classique », l’augmentation prévue de 3, 6 % des frais de cantine est à multiplier par le nombre d’enfants la fréquentant. Dans l’enseignement secondaire, lorsque plus de 2 enfants de la même fratrie fréquentent la cantine dans leurs différents établissements scolaires, une réduction est systématiquement accordée.
    Nous proposons d’adopter le principe de cette mesure aux cantines des écoles de Rambouillet, afin d’aider ces familles à assumer l’ensemble des augmentations actuelles dans un contexte de baisse de pouvoir d’achat.
     Les tarifs des Centres de Loisirs ayant déjà, eux-mêmes, des tarifications adaptées aux familles nombreuses, nous ne le proposons que pour les tarifs des cantines scolaires qui, elles, n’ont pas à l’heure actuelle ce type de tarification.

Amendement :
    Il est proposé d’ajouter à la délibération fixant les nouveaux tarifs des repas des cantines de la ville :
    «  Les familles ayant trois enfants ou plus, scolarisés à Rambouillet en école maternelle ou élémentaire, qui déjeunent dans les cantines des écoles de la ville, auront droit à une réduction de 20 % sur les tarifs des repas à partir du troisième enfant. »


- URBANISME
(J-L T)

- Suite à la présentation de la délibération  sur la révision du P.O.S./P.L.U.

    Concernant les 3 délibérations fondamentales d’urbanisme que nous avons à voter ce soir, il s’agit en fait simplement de l’épanouissement de la loi S.R.U. sur le territoire de notre commune.
    Les auteurs de cette loi ont souhaité une meilleure cohérence de l’ensemble des réglementations urbaines sur un même territoire, afin que le citoyen soit mieux pris en compte dans son cadre de vie. En effet, il n’y a pas pour chaque citoyen : d’un côté l’habitant, de l’autre celui qui se déplace en ville, d’un autre encore celui qui peut bénéficier d’un paysage urbain, et celui encore qui se préoccupe d’être solidaire avec ses contemporains, comme celui qui se préoccupe de l’être avec les générations futures.
    Bref ce qui est visé, c’est un urbanisme plus humain, au sens où l’humain prend le pas sur le bâtiment, un urbanisme qui permet de définir de véritables projets de ville, d’une façon globalement plus cohérente qu’au préalable, et dans un cadre urbain « durable ».
    Rambouillet et ses citoyens en ont bien besoin, dès lors que tout cela est effectivement mis en place dans un réel dialogue avec sa population. Nous voterons donc pour cette mise sur orbite d’une conception globalisée de l’avenir de notre cité. Et j’emploie à dessein le mot « cité », qui est à l’origine du mot citoyen.
    Cependant nous sommes bien conscients que les objectifs annoncés sont de l’ordre des grands principes, avec lesquels il est difficile, à l’heure actuelle, d’être en désaccord. Tout ne se définira donc réellement que dans l’ensemble des multiples décisions qui seront prises ensuite, sur lesquelles nous serons extrêmement vigilants.
    En effet, à l’époque, dans un tout autre domaine, qui aurait pu être contre le principe de « réduire la fracture sociale » ? Et le moins que l’on puisse dire est que les résultats correspondants n’ont pas soulevé la même unanimité…

- Suite à la présentation de la délibération  sur la révision de la Z.P.P.A.U.P.
    Pour quelles raisons les publications de ces délibérations sont-elles prévues dans les quotidiens « L’écho républicain » et « Le Parisien », et pas dans l’hebdomadaire « Toutes les Nouvelles » ?

- Suite à la présentation de la délibération sur la mise en place d'un P.D.U.
    Je tiens à préciser, par rapport à la position de nos collègues du groupe « Rambouillet autrement », que si nous-mêmes nous votons ce soir pour ces projets de révisions de l’urbanisme à Rambouillet, c’est justement parce qu’au niveau environnemental, le statu quo nous paraît absolument impossible.


- Acquisition par la ville de 10 m2 square des Carrières
    Nous venons de voter la mise en révision de l’ensemble de l’urbanisme à Rambouillet, sur la base des grands principes proposés, mais nous vous avons indiqué que nous serons extrêmement vigilants quant aux suites concrètes. Cette vigilance s’exerce donc dès maintenant !
    En effet, l’ensemble des Conseillers municipaux ici présents qui viennent de voter les objectifs du P.D.U. l’ont fait en toute sincérité, et en connaissance de cause.
    Nous avons très explicitement voté que nos objectifs étaient, entre autre, de - je cite la délibération - « modérer l’usage de la voiture », de « favoriser les modes de déplacements les moins polluants et les moins consommateurs d’énergie »… Je cite également le document préparatoire au Conseil qui définit le choix municipal « d’une organisation urbaine performante pour une réduction durable du trafic automobile… en favorisant le partage de la voirie ».
    Dès lors, comment pourrions-nous, sans nous déjuger, approuver une dépense municipale de 1 800 € pour créer une inutile facilité à l’usage de la voiture ? Dépense qui sera augmentée des frais d’acquisition, et de travaux de mise en état d’une place de stationnement publique, comme nous l’indique le document préparatoire au Conseil et comme vient de nous l’indiquer Monsieur Piquet en présentant cette délibération.
    Et il s’agirait alors, sur cette petite placette, qui compte déjà 22 places de stationnement publiques, de la création d’une 23ème place de stationnement publique, alors qu’il y a également sur la même placette 2 rangées de box privés pour voitures, soit 17 places de stationnement privée. Il y a donc déjà un total de places de stationnement publiques + privées de 39 places, le tout pour un environnement immédiat de seulement 11 pavillons (dont certains ont eux-mêmes des places de stationnement intégrées à leur propriété !), et ce dans un quartier sans immeubles…
    Quant à - je cite le projet de P.D.U. dans notre document préparatoire - « favoriser le partage de la voirie… dans un espace public convivial », vous nous demandez de voter la création au total d’une 40ème place de stationnement, sur un trottoir de cette placette, alors qu’il n’y a pas le moindre mètre de piste cyclable.
    Si nous voulons être des Conseillers municipaux sincères, cohérents et honnêtes vis-à-vis de nous-mêmes, vous comprendrez bien qu’il est impossible de voter cette délibération, sans discréditer notre vote sur le P.D.U. qui vient d’avoir lieu. Mais chacun votera en son âme et conscience…

(Suite à la réponse de la majorité municipale, JL Trotignon a proposé de faire de ces 10 m2 un emplacement pour garer des vélos, plutôt qu’une Xème place de parking)

  

- DEMANDES DE SUBVENTION POUR TRAVAUX
(J-L T)

    Nous nous demandons quelle est l’utilité de faire voter à vos Conseillers municipaux ces demandes de subvention pour travaux, étant donné les suites qui y sont données…
    En effet, la première demande de subvention pour travaux que nous avons votée depuis le début de cette mandature, c’était je le rappelle pour la mise en accessibilité en urgence de l’Hôtel-de-ville, lors du Conseil municipal du 15 mai dernier. Nous avions exprimé nos doutes sur le fait qu’il était possible de l’obtenir, entre autre parce que la Région n’accorde pratiquement jamais de subvention après le début des travaux et que le délai semblait trop court. J’avais également demandé de quel dispositif précis d’attribution de subvention prévu. Mais le Maire avait certifié au Conseil que les différents dispositifs de subvention avaient été étudiés et qu’il y avait bien une possibilité. En conséquence de quoi, dans le doute, nous lui avions fait confiance et nous avons voté pour.
    Cependant, lors du Conseil municipal suivant, soit un bon mois plus tard, j’ai dû redemander le dispositif précis d’aide demandée car celui-ci ne m’était curieusement toujours pas communiqué, malgré mes demandes. Le Maire m’a alors certifié qu’il me serait bien communiqué sans problème dans les jours suivants et il a signalé à l’ensemble des Conseillers municipaux que cette demande d’aide était déjà partie à la Région… Or il semble bien que cette demande de subvention votée le 15 mai n’est toujours pas partie à la Région, alors qu’il y avait urgence dans l’intérêt des finances de la ville donc des contribuables rambolitains, puisque plus on s’approchait de la date des travaux, moins on avait de chances d’obtenir de subvention. Et ces travaux commencent actuellement.
    Et après vérifications, il semble par ailleurs, comme nous nous en doutions, qu’il n’y ait aucun dispositif d’aide correspondant à cette demande à la Région. Si cette demande d’aide à la mise en accessibilité de la Mairie avait été faite, dans un contrat de projet avec la Région, lors de la mandature précédente, les choses auraient alors été tout à fait envisageables, et les finances de la municipalité en auraient été allégées.
    Mais enfin, à tout hasard, je présente, pour le 3ème Conseil municipal de suite, ma demande légitime de communication du dispositif précis d’Aide demandée à la Région…
    Dans ces conditions, étant donnée la façon dont a été traitée cette première demande de subvention pour travaux, dans le domaine de l’accessibilité, et étant donnée la façon dont ont été données des informations inexactes au Conseil municipal à son sujet, nous ne prendrons pas part au vote de ces demandes de subventions.
  

- ORGANISATION À RAMBOUILLET D'UN SERVICE MINIMUM D'ACCUEIL EN CAS DE GRÈVE SCOLAIRE
(J-L T)

    Le Président de la République ayant publiquement déclaré le week-end dernier : « Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit ! », il est évident que la mise en place de mesures pour pallier aux inconvénients éventuels de grèves en France n’a plus lieu d’être. Nous voterons donc contre.


- RÉSERVATION PAR LA VILLE DE 4 PLACES DE CRÈCHE SUPPLÉMENTAIRES À LA CRÈCHE "LULU PISTACHE"
(J-L T)

    Il s’agit donc d’une crèche de 33 places pour les enfants de plus de 14 mois sachant marcher, dans laquelle 12 places étaient jusqu’à maintenant réservées pour la Ville et 12 places pour l’Hôpital de Rambouillet. Si 4 places supplémentaires sont réservées à la Ville, j’attire simplement l’attention du Conseil sur le fait qu’il s’agit d’une crèche « privée », mais fonctionnant uniquement grâce aux engagements des services publics, puisque vous nous apprenez que c’est également le cas des 5 dernières places. C’est une sorte de « partenariat public-privé » qui ne s’est pas annoncé comme tel au départ.


- SAINT-LUBIN
(J-L T)

1)    La Saint-Lubin étant l’une des principales fêtes propres à Rambouillet avec la fête du Muguet, nous souhaiterions savoir quelles sont les raisons qui ont poussé tous les membres de notre Comité des fêtes à démissionner en bloc le soir de la dernière fête du Muguet.

2)    Concernant la Saint-Lubin, ses tarifs, ses dépenses, nous attirons l’attention sur le fait qu’une brochure de présentation de cette fête d’une vingtaine de pages A4 a été tirée en début d’année, sur papier cartonné, en un certain nombre d’exemplaires puisque nous l’avons eue en tant que conseillers municipaux. Cette brochure comprend plusieurs pages, toutes imprimées uniquement sur le recto, qui ne reproduisent en tout et pour tout que 6 mots, d’autres pages ne reproduisent de même qu’une ou deux photos. C’est encore un exemple de l’absence de réflexe de limitation de nos ressources naturelles - le papier - au sein de la municipalité, malgré les grands principes de développement durable affichés.
    Au regard de cet exemple de dépense mal gérée, nous voterons donc symboliquement contre les tarifs proposés.


- TOURISME : FIXATION TAXES DE SÉJOUR
(J-L T)

    Aucun des membres de la minorité municipale, représentant pourtant 42 % des rambolitains, n’ayant été jugé digne par votre majorité de faire partie des élus représentants la ville au Comité directeur de l’Office du Tourisme, malgré un passage de 5 à 10 élus en son sein, nous nous opposerons aux décisions concernant le tourisme, tant qu’une juste proportionnalité des élus n’y sera pas établie.



QUESTIONS ORALES


- QUESTION COMMÉMORATIONS
(J-L T)

A quelques jours de la célébration de la Fête nationale, en cette année du 90ème anniversaire de l’armistice de 1918, nous souhaiterions évoquer les commémorations officielles de la ville de Rambouillet.
En effet, parmi les commémorations auxquelles nous avons assisté depuis notre élection, la qualité sonore de certaines d’entre elles, pour ce qui est des musiques diffusées, était plus digne d’une petite gare de province dans un film de Jacques Tati, que d’une sonorisation à la hauteur de l’événement.
    Ce type de cérémonie ne doit pas se limiter au Devoir de mémoire pour le Devoir de mémoire. L’intérêt majeur en est la transmission des valeurs fondatrices de notre République, aux générations qui n’ont pas connu, même indirectement, les douloureux sacrifices auxquels ces cérémonies rendent hommage. Ce « devoir de transmission » est indispensable, afin que nos enfants comprennent que la Paix et la Liberté, dans lesquelles ils vivent « naturellement », peut avoir un coût humain et collectif terriblement dramatique, si l’on n’y prend pas garde. Alors, le Devoir de mémoire aura un écho dans les générations futures.
    D’où l’intérêt de la présence de collégiens sensibilisés à ces cérémonies. Les quelques illustrations musicales de ces commémorations peuvent être des vecteurs d’émotion pour certains, allant dans le sens de l’évocation recherchée. Mais pour s’adresser à des générations qui ont l’habitude de qualités sonores extrêmement performantes, la ville ne peut-elle pas faire les efforts appropriés, en s’éloignant d’une reproduction poussive de bandes son déjà bien datées ?
    L’idéal étant d’ailleurs pour la musique - quelle qu’elle soit - d’être interprétée par un véritable instrumentiste, pourquoi n’est-ce jamais le cas à Rambouillet ? Un accord ne serait-il pas possible, par exemple, avec la Société Musicale de Rambouillet que nous subventionnons, pour l’intervention d’un ou plusieurs instrumentistes de temps à autre ? Voire également avec certains instrumentistes militaires ?
    Enfin, il semble que lorsque des collégiens sont présents à ces cérémonies, il ne s’agit jamais de ceux des collèges De Vivonne et du Racinay. Pouvez-vous nous dire pour quelles raisons ?
    J’ajoute pour conclure qu’il y a, au sein du Conseil municipal, une élue qui ne peut quasiment participer à aucune commémoration pour des problèmes d’accessibilité, notamment à cause du sol en graviers place du Monument aux morts.


- QUESTION FRAIS DE CARBURANT POUR LES AIDES À DOMICILE DU CENTRE INTERCOMMUNAL D'ACTION SOCIALE
(Dominique SANTANA)

    Le 28 mai dernier, les orientations du gouvernement concernant la prise en charge de la dépendance ont été rendues publiques, une des options retenues étant de favoriser le maintien à domicile du plus grand nombre de personnes âgées, afin de leur offrir un véritable choix entre rester chez elles et être placées en établissement.
    Or, vous avez dû recevoir ces jours derniers un courrier émanant des aides à domicile du CIAS de la communauté de communes. Ces personnes de terrain, particulièrement concernées par les projets gouvernementaux, vous demandent de les aider à obtenir le remboursement de leurs frais de déplacement, car l'augmentation vertigineuse du prix du carburant a rendu le poids de leurs frais professionnels intolérable pour leur budget.
    Aussi, lasses de se heurter à l'indifférence de leur administration, elles se sont tournées vers vous, en espérant que vous voudrez bien user de votre influence au sein de la communauté de communes pour leur rendre justice.
    Ne pensez vous pas, Monsieur le Maire, que les personnes qui se dévouent toute l'année auprès des personnes âgées, pour appliquer sur le terrain une politique gouvernementale volontariste, méritent au moins de ne pas perdre de l'argent en exerçant leur profession ?


- QUESTION CONSOMMATION D’EAU DU GOLF
(J-L T)

    Dans le « Rambouillet infos » de juillet-août, disponible actuellement, on peut lire un article de présentation du golf de l’hippodrome de Rambouillet.
    On peut s’étonner d’y lire que « tout est pensé et organisé pour apprendre le golf… dans le respect de l’environnement ».
    En effet, sans même parler des fertilisants chimiques ou des pesticides en général utilisés, nous sommes très perplexes, pour ce qui est du respect de l’environnement, au sujet de la limitation de la consommation de nos ressources naturelles.
    Un rapport du Sénat de mars 2003 évaluait la consommation moyenne des golfs ne rentrant pas dans les catégories de prestige à : 3 800 m3 d’eau par hectare chaque année. Selon « L’écho républicain » du 10 décembre dernier, ce golf serait établi sur un terrain de 17 hectares. Ce qui correspondrait à une consommation annuelle de plus de 64 000 m3 d’eau, soit une consommation annuelle équivalente à celle de plus d’un bon millier de rambolitains, qui partirait ainsi en arrosage et irrigation. Chiffre qui serait bien sûr à rapporter au nombre d’utilisateurs de ce golf.
    Lorsque ce golf sera complètement achevé, quelle consommation moyenne d’eau annuelle y a été prévue ?
- D’où provient l’eau qu’utilise ce golf et quelle est sa tarification ?
- Une récupération des eaux pluviales a-t-elle été prévue ?
- A-t-il été prévu, suite à la Charte entre le Ministère de l’Ecologie et l’Association des gestionnaires de golf de mars 2006, d’utiliser également des eaux usées traitées ?

Par Bertrand Bouyet
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Dimanche 22 juin 2008
(Si vous souhaitez les remettre dans le contexte, nous vous invitons à consulter le compte rendu résumé de ce Conseil sur le site de l'Association des Amis de Rambouillet Renouveau, en cliquant sur le lien en colonne de droite)

- ADOPTION DES COMPTES-RENDUS DES 2 DERNIERS CONSEILS MUNICIPAUX
(Jean-Luc Trotignon)

    Monsieur le Maire, cela fait 2 comptes-rendus de Conseils municipaux, ces deux derniers, pour lesquels il y a des erreurs – que nous avons signalées - en ce qui concerne le récapitulatif final des votes en séance, pour des votes concernant notre groupe - sur lesquels je reviendrais.

    Cette répétition d’erreur, provenant en fait des relevés des délibérations, tels qu’ils ont été affichés au rez-de-chaussée de la Mairie, nous amène à penser, comme d’autres, que le moment solennel des votes des Conseillers municipaux, lors de nos Conseils, est orchestré de manière beaucoup trop expéditive et mécanique, ne laissant parfois pas le temps nécessaire à une prise de note irréprochable, surtout lorsqu’il y a 7 conseillers municipaux d’opposition au lieu de 3 dans les mois précédents.

    D’autre part, si au sein de votre majorité, les votes sont réglés au préalable comme du papier à musique, voire comme du papier à musique militaire, les informations que nous pouvons nous-mêmes découvrir en cours de Conseil municipal lors des débats peuvent parfois, sur certains points, nous amener à modifier les votes que nous avions prévus.
Auquel cas, un très bref laps de temps de concertation au sein de chaque groupe de l’opposition serait démocratiquement bénéfique, ce qui ne peut se faire avec l’actuel rythme expéditif de ces votes.

Concernant le détail de ces erreurs :
- Conseil du 3 avril :
    Désignation des membres du Comité directeur de l’office du Tourisme : nous n’avons pas voté pour, comme indiqué, mais contre, puisqu’aucun membre de l’opposition n’était proposé
- Conseil du 15 mai :
    3 « créations d’emploi » sur lesquelles nous nous étions abstenus, à cause du terme employé, alors qu’un vote positif est 3 fois indiqué pour nous.




- APPROBATION DES COMPTES 2007
(Jean-Luc Trotignon)

    Concernant l’approbation du compte de gestion du budget principal et des budgets annexes, et des comptes administratifs de 2007, nous avons publiquement désapprouvé cette gestion municipale, tout au long de notre récente campagne électorale. Nous ne reviendrons donc pas là-dessus et c’est en toute logique que nos votes seront négatifs.

    Cependant, je ferai tout de même 2 remarques essentielles :

- Vous aurez beau mettre en exergue le fait que le taux de la taxe d’habitation à Rambouillet est de 14, 34 % - alors que la moyenne nationale est de 14, 48 % -, chaque contribuable consommant en général de l’eau, distribuée sur le territoire de la commune à 4, 16 € le mètre cube – alors que la moyenne nationale est de 2, 96 € le mètre cube -, la globalité de la gestion municipale, déléguée ou non, a certainement un coût supérieur à la moyenne nationale pour les rambolitains, comme cela est d’autre part clairement indiqué pour la taxe sur le foncier bâti.

- Deuxième remarque :
Dans le document de préparation du Conseil municipal, vos conclusions sur le budget principal se terminent par votre leitmotiv budgétaire : « La ville n’a pas recouru à l’emprunt en 2007 »…
    Non, elle n’a pas recouru à l’emprunt, mais elle a recouru au partenariat public-privé pour le pôle culturel ! C’est-à-dire qu’elle s’engage, sur plus de 26 ans, à devoir un minimum de 600 000 € par an au partenaire privé qui construira le pôle culturel, ce qui revient quasiment au même qu’un emprunt lourd pour les contribuables rambolitains.



- DECISION MODIFICATIVE BUDGET 2008
(Jean-Luc Trotignon)

    Concernant le budget 2008, considérant que les rambolitains venaient de s’exprimer dans les urnes en vous demandant de mettre en oeuvre votre projet municipal, nous avions fait le choix de nous abstenir pour cette année, en reconnaissant leur choix démocratique. Nous nous abstiendrons donc également.



- URBANISME / RUE JEAN MOULIN
(Jean-Luc Trotignon)

    Nous souhaiterions que l’ensemble des délibérations, concernant l’urbanisme, soit à chaque fois présentées au préalable en commission d’urbanisme.

    Nous souhaiterions savoir si ces alignements sont liés au projet de la piste cyclable de la rue Jean Moulin, et savoir également où en est la réalisation de cette piste cyclable, sachant que la demande de riverains, qui souhaitaient avoir une place de stationnement supplémentaire devant chez eux, pouvait compliquer ce projet.



- TRAVAUX D’ACCESSIBILITE EN MAIRIE
(Jean-Luc Trotignon)

    Concernant ces travaux d’accessibilité en Mairie, peut-on savoir où en est la demande de subvention au Conseil régional, que nous avons votée lors du dernier Conseil municipal ?
    Et par ailleurs, comme je l’avais demandé lors du dernier Conseil, pourrais-je avoir communication du dispositif précis d’aide régionale demandée ?



- COMMUNICATION SUR L'ETAT DE L'HABITAT SOCIAL A RAMBOUILLET
(Bruno Tranchant)

-    Pouvez-vous nous faire un état des lieux des besoins en logements étudiants, sachant qu’une grande partie du logement actuel est octroyé aux élèves infirmières, et quels sont les projets futurs dans ce domaine ?

-    On comprend bien comment Rambouillet atteint les 26% et non 28% de logement social, si l’on croit le compte rendu de la Commission Habitat. Mais on voit aussi que la part de logements à loyer modéré, déjà ancien, date d’avant 1983 - sans vouloir polémiquer -, alors qu’en parallèle le ministre du logement souhaite et relancer et inciter à la construction de ce type de logements. M. le Maire, allez-vous - certes en l’intégrant dans l’habitat traditionnel - relancer la construction de ce type de logements pour répondre aux besoins des français, dont je vous rappelle que pour la première fois en France les salaires ont augmenté moins vite que l’inflation ?



- MARCHE RELATIF AUX TELECOMS
(Jean-Luc Trotignon)

    Nous aimerions savoir si, à l’heure du tout internet, c’est au titre de « Rambouillet, ville d’Art et d’Histoire » que nous sommes obligés de continuer à régler un abonnement au service Minitel.
    Dans la même série, au titre de l’entretien de notre patrimoine historique, l’appel d’offres prévoit-il l’entretien des bandeaux de téléphones Bi-bop qui jalonnent encore la ville ?



- NICKEL ODEON
(Bruno Tranchant)

   Alors que nous allons voter la politique tarifaire du Nickel Odéon et que nous avons voté au dernier conseil municipal la création d’un poste d’administrateur, pouvez-vous nous dire comment vont s’harmoniser les programmations culturelles du Nickel Odéon et du futur complexe du pôle culturel ?



- REGLEMENT INTERIEUR
(Jean-Luc Trotignon)

- Remarques sur le projet :
    a) 14 – En application de l’article L.2121-27-1 du CGCT, « lorsque la commune diffuse, sous quelque forme que ce soit, un bulletin d’information générale sur les réalisations et la gestion du conseil municipal, un espace est réservé à l’expression des conseillers dans le cadre des groupes composant le Conseil Municipal n’appartenant pas à la majorité municipale »
    Il n’est pas possible de citer entre guillemets un article de loi du CGCT en tronquant une phrase, comme vous le faîtes en supprimant « n’appartenant pas à la majorité municipale », et en y rajoutant de plus une chose qui n’y figure pas.
    A mon sens cet article devrait être formulé ainsi :
14 – En application de l’article L.2121-27-1 du CGCT, « lorsque la commune diffuse, sous quelque forme que ce soit, un bulletin d’information générale sur les réalisations et la gestion du conseil municipal, un espace est réservé à l’expression des conseillers n’appartenant pas à la majorité municipale ». Cette expression se fait dans le cadre des groupes composant le Conseil municipal.

    b) 16 - Les pouvoirs doivent être remis préalablement à l'ouverture de la séance à Monsieur le Maire ou au Directeur Général des Services qui en fait mention au moment de l'appel du Conseil. Un conseiller ne peut être titulaire que d’un seul pouvoir.
    Je ne vois pas l’intérêt majeur de supprimer cette phrase, puisque c’est une disposition incontournable de l’article L. 2121-20 du CGCT.


- Conclusion :
       M. le Maire, une majorité des suggestions que je vous ai faites au nom du groupe "Rambouillet Renouveau" ayant été retenue, nous considérons qu’il y a, en plusieurs points, une amélioration de ce règlement intérieur par rapport à celui de la mandature précédente.
    Nous regrettons que, dans l’intérêt d’un débat plus vivant au Conseil municipal, d’une démocratie moins figée, vous n’ayez pas accepté pour ce qui est des questions dites « orales » - que l’on a obligation de vous déposer par écrit 4 jours avant… -, de rajouter à chaque Conseil une question véritablement orale et qui ne vous aurait pas été communiquée au préalable. Puisque vous l’acceptez de vos concitoyens lors de réunions publiques, vous pourriez, pour le moins, l’accepter de leurs représentants.
    A l’inverse, nous soulignons notamment l’intérêt pour l’ensemble des conseillers municipaux d’avoir directement communication, dans les meilleurs délais, des comptes rendus de chacune des réunions de toutes les commissions municipales. Nous soulignons également les nouvelles garanties quant à notre espace d’expression dans les « Tribunes libres » du journal municipal. Et nous soulignons le fait que la communication écrite de vos décisions, prises en application de l’article L.2122-22 du C.G.C.T., pourra vous permettre d’éviter une lecture parfois fastidieuse en fin de Conseil, ce qui permettra si ces communications ne soulèvent pas de questions, de gagner un peu de temps pour arriver plus vite à ces questions orales écrites.

    En conclusion, ce nouveau règlement intérieur ne nous paraît pas parfait, mais certainement préférable au précédent. Et le mieux étant l’ennemi du bien, nous voterons donc pour.



- RECTIFICATION DU MAIRE SUR LES INDEMNITES DES ELUS
(Jean-Luc Trotignon)

    Monsieur le Maire, je prends acte de la rectification de vos propos, concernant les indemnités des conseillers municipaux sans délégation. J’en prends acte avec plaisir, car je ne vous cache que votre réponse inexacte m’avait « gâché » une partie de notre dernier Conseil municipal, et que je n’avais pas pu profiter à sa juste valeur de votre exposé sur l’importance des gouilles de la parcelle Vernes…

    Car en effet, comme je vous l’affirmais, ces indemnités n’ont rien d’illégales, puisque l’article L. 2123-24-1 du Code Général des Collectivités Territoriales précise, depuis février 2002, que : « Dans les communes de moins de 100 000 habitants, il peut être versé une indemnité pour l’exercice effectif des fonctions de Conseiller municipal… Cette indemnité étant égale au maximum à 6 % (de l’indice de référence) ».

    Ces 6 %, cela correspond à peu près à 250 € par mois, que pourraient toucher pendant 6 ans, en contrepartie de leur investissement dans l’intérêt de la commune et de l’ensemble des rambolitains, Madame Matillon, Madame Delage… et tous les conseillers municipaux sans délégation de votre majorité, ainsi que les Conseillers d’opposition. Comme je l’avais signalé au Conseil, plusieurs Maires en France ont cet état d’esprit ouvert et considèrent que c’est normal, dès lors que l’on consacre autant de son temps personnel et familial à sa commune, dans l’intérêt général de ses concitoyens. Certains considèrent même, en ce qui concerne les indemnités des élus d’opposition, que c’est simplement du respect pour les électeurs de la commune ayant voté pour eux.

    Qui pourrait comprendre que quelqu’un comme vous refuse d’adopter cet état d’esprit ouvert ? En effet, lorsque l’on aspire, comme vous, aux plus hautes fonctions de la République dans les mois qui viennent, qui pourrait comprendre que dans votre propre terroir de citoyenneté, dans votre Mairie, vous écartiez ainsi notre devise nationale ?

    Car l’égalité, ce n’est certainement pas créer, au sein de votre propre Conseil municipal, une catégorie supérieure de Conseillers ayant droit à la reconnaissance matérielle de la République, et une sous-catégorie de Conseillers à qui cela coûtera d’accomplir leur mandat, puisque vous le savez pertinemment : tout conseiller a des frais incontournables pour l’exercice  démocratique de son mandat.

Les lois de la République permettant désormais d’indemniser tous les élus des rambolitains, à proportion de leurs responsabilités, qui comprendrait que vous le refusiez en imposant dans votre Mairie une telle inégalité de traitement et de considération ? Avec d’un côté, les heureux élus, qui auront de quoi rembourser leurs frais pendant 6 ans, et de l’autre des élus de seconde catégorie qui devront payer pour pouvoir s’investir pour leurs concitoyens. Ce n’est pas ça, pour nous, l’esprit de l’Egalité républicaine.

    Alors donnez-nous la LIBERTÉ de pouvoir exercer, sans être financièrement pénalisés, les mandats que les rambolitains nous ont confié par le suffrage universel, en étant des Conseillers municipaux ÉGAUX face à la reconnaissance matérielle de notre investissement citoyen par la République, grâce à un partage plus FRATERNEL de ces indemnités compensatrices entre tous les élus de Rambouillet.

    En tout état de cause, le temps de la réflexion à ce sujet devrait vous être à nouveau donné, puisqu’il me semble logique que nous ayons à revoter bientôt cette délibération pour deux raisons :

- Tout d’abord, juste avant ce vote lors du dernier Conseil, l’ensemble des conseillers municipaux a eu de votre part une information fausse - que vous rectifiez aujourd’hui -, qui ne leur permettait pas d’être correctement informé pour pouvoir choisir en leur âme et conscience de voter, ou pas, pour la délibération.

- Ensuite vous avez demandé au Conseil de voter une indemnité de 72 % de la base de référence pour les adjoints au Maire, ce qui donne une indemnité mensuelle de près de 2 700 €, alors qu’elle ne serait en fait, selon Monsieur Lorieux, Directeur général des services, que de 1 280 €, sachant que celle des Conseillers municipaux délégués est de 673 € mensuels, et la vôtre de 3 120 €.

    Je n’hésite pas à citer ces chiffres publiquement pour qu’ils figurent sur notre compte-rendu, étant donné que vous avez vous-même insisté, la dernière fois, pour que ces indemnités soient établies en toute clarté. Or lorsque l’on ne cite que des pourcentages d’indices, nos concitoyens n’y voient pas toujours très clair.

    Toujours est-il que le pourcentage de l’indice de la base de référence voté pour vos adjoints n’est pas le bon, de loin, et qu’il me semble donc qu’une délibération rectificative s’impose, ce qui pourra être l’occasion d’y proposer également d’autres modifications…

Par Bertrand Bouyet
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Mercredi 28 mai 2008
    Afin de rendre la démocratie locale plus lisible à Rambouillet, l'Association des Amis de Rambouillet Renouveau (l'AARR) met désormais en ligne sur son blog (lien en colonne de droite) un résumé simplifié de chaque Conseil municipal, avec un résumé de nos interventions.
    Cette mise en ligne aura lieu le plus tôt possible après les Conseils municipaux et vous pourrez, si vous le désirez, en être alertés à chaque fois, en vous inscrivant à leur newsletter.
    Nous vous encourageons vivement à aller y jeter un oeil citoyen !
Par Bertrand Bouyet
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Mercredi 21 mai 2008
Jean-Luc TROTIGNON : Conseiller municipal
Président du groupe d'opposition "Rambouillet Renouveau"

- Commission de l'urbanisme, des plans urbains, du développement économique et universitaire

- Commission de la vie scolaire, de la jeunesse et de la formation professionnelle

- Commission de la culture

- Commision de la petite enfance et de la famille

- Commission du dialogue compétitif (Pôle culturel)

- Membre du Conseil d'administration du Centre Communal d'Action Sociale





Dominique SANTANA :
Conseillère municipale

- Commission de l'urbanisme, des plans urbains, du développement économique et universitaire

- Commission des services techniques

- Commission consultative des services publics






Bruno TRANCHANT :
Conseiller municipal

- Commission de la vie scolaire, de la jeunesse et de la formation professionnelle

- Commission du patrimoine social et de l'habitat

- Commission de la culture

- Commision de la petite enfance et de la famille




Laetitia LAPERSONNE :
Conseillère municipale

- Commission des finances

- Commission consultative de l'accessibilité et du handicap

- Commission consultative des services publics






Farid FERHI :
Conseiller municipal

- Commission d'appel d'offres

- Commission chargée des délégations de service public

- Commission des finances

- Commission consultative des sports





Buno COLLARD
:


- Commission consultative des transports et des circulations douces










Céline LE LIEPVRE :


- Commission consultative de l'accessibilité et du handicap










Stéphane DEHECQ :


- Commission consultative des sports

Par Bertrand Bouyet
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Samedi 17 mai 2008
- « CRÉATION DE 4 EMPLOIS » :
(Jean-Luc Trotignon)
    Concernant les 4 « créations d’emploi » annoncées, il ne s’agit en fait que de modifications d’emplois existants déjà. Et il n’y a en réalité qu’un « demi-emploi » de créé, avec le passage positif d’un mi-temps à un plein temps pour la psychomotricienne Petite enfance de la ville.
Sur le fond, nous n’avons rien contre, mais nous trouvons qu’au niveau de la communication de la municipalité avec ses concitoyens, puisque l’ordre du jour est affiché avec cet intitulé à plusieurs endroits de la ville, et qu’il le sera sur le site de la Mairie, l’emploi du terme « création d’emploi » est abusif.
Nous nous abstiendrons donc pour ces 4 modifications d’emploi.


- INDEMNITÉS DES ÉLUS :
(Jean-Luc Trotignon)
    Je constate que lorsque nous débattons du point de l’ordre du jour « Formation des élus », comme nous venons de le faire, nous débattons bien de la formation de tous les élus.
    Mais quand nous débattons du point « Indemnités des élus », il ne s’agit plus que des indemnités de certains élus.
    Pourtant, tous les conseillers municipaux qui ne sont pas adjoints et qui n’ont pas de délégation, ou de délégation partagée, qu’ils soient de votre majorité ou qu’ils soient de l’opposition, s’investissent dans l’intérêt de tous les rambolitains sans exclusive. Ils y consacrent beaucoup de leur temps personnel et familial, en préparation et en réunions. Ils travaillent dans les commissions. Ils ont pour cela des frais divers de téléphone, d’internet, d’impression de documents, d’essence, de parcmètre, etc… sans aucune contrepartie.
    Pourtant, dans d’autres villes importantes des Yvelines, dirigées par des Maires du même parti politique que le vôtre, il existe depuis les dernières élections municipales des fonctionnements nettement plus solidaires en ce domaine qu’à Rambouillet.
    Ainsi, à Maisons-Laffitte, M. Jacques Myard - Maire UMP - et ses adjoints ont décidé de baisser un peu leurs indemnités, pour être solidaires avec les conseillers municipaux « simples » de leur propre majorité, comme avec ceux de l’opposition, afin que ceux-ci puissent bénéficier d’une indemnité mensuelle compensatrice de moins d’une centaine d’euros. Le Maire de Maisons-Laffitte a déclaré à cette occasion, je cite : « Quand une personne s’investit pour la commune et effectue des démarches, il est normal de faire un geste ». Et ce sont donc les 35 élus du Conseil municipal qui sont indemnisés, proportionnellement à leurs responsabilités.
    Au Vésinet (32 élus), M. Robert Varèse, Maire UMP, a lui proposé une délégation à chaque groupe d’opposition municipale, délégation au développement durable et délégation à l’équipement, en expliquant, je cite : « C’est tout simplement par respect pour les habitants qui ont voté pour l’opposition ».
    On est loin de tout cela à Rambouillet, bien qu’il s’agisse de villes d’importance comparable, de villes du même département et de villes dirigées par des Maires du même bord politique.
    Nous voterons donc contre toute répartition des indemnités des élus qui ne prévoira pas un geste de solidarité vis-à-vis des conseillers municipaux « simples » de la majorité comme de l’opposition.


- SUBVENTIONS :
(Jean-Luc Trotignon)
1 Cinéma )    
    Nous ne sommes pas opposés à la subvention complémentaire au VOX, étant donné la prise en charge de l’opération Ciné-écoles et l’engagement des tarifs réduits pour les matinées. Simplement, cette convention comprenant un engagement sur l’année scolaire 2008-2009, cela signifie-t-il qu’aucun des travaux d’agrandissement du cinéma ne sera engagé avant l’été 2009 ?

2 F.S.E. )   
    On propose en fait aux élus de cette assemblée d’attribuer une subvention de 850 € au Foyer Socio-Educatif du Lycée, pour sa participation à la régate du Trophée des lycées.
Or nous avons appris en Commission scolaire que cette subvention a déjà été accordée avant le vote du Conseil municipal… Qui plus est, le document préparatoire de ce Conseil du 15 mai 2008 nous indique : il est proposé d’attribuer une subvention pour une participation à une régate « qui se déroulera du 1er au 4 mai 2008 »… La municipalité invente donc un nouveau temps de conjugaison : « le futur dépassé », ce qui va encore compliquer la réforme en cours des programmes scolaires.
Nous refusons d’être une simple chambre d’enregistrement, ayant l’obligation d’entériner des décisions déjà prises pour elle. Nous ne pouvons donc voter pour.
Cependant, pour cette fois-ci, par rapport aux lycéens qui savent se mouiller, et en hommage à la grande tradition maritime de Rambouillet, puisqu’une partie de la gendarmerie maritime y a même été installée après la guerre, nous nous contenterons de nous abstenir.


- ACCESSIBILITÉ DE L’HOTEL DE VILLE :
(Jean-Luc Trotignon)
    Vous vous doutez bien que nous sommes on ne peut plus favorable à la mise en urgence de l’accessibilité de l’Hôtel de ville, avec le principal des travaux cet été.
    Je vous rappelle ici, à la demande de notre collègue absente Madame Lapersonne, qu’il y a également, en plus des travaux prévus à l’intérieur de la Mairie, des travaux à prévoir pour l’accès à la Mairie depuis l’extérieur. En effet, la rampe d’accès est trop pentue par rapport aux normes et il y a des difficultés d’ouverture de la porte correspondante, pour une personne en fauteuil roulant seule, et pas toujours au mieux de sa force. Je prends acte du fait que vous m’avez répondu mardi que le problème de la porte allait être étudié, et que la résolution de celui de la pente se ferait avec le réaménagement de la Place Marie Roux. Nous aimerions donc connaître la date prévue pour ce réaménagement.
Cependant, par rapport à une demande de subvention au Conseil régional qui, a priori, a pour principe de n’accorder de subvention qu’avant le démarrage de travaux, alors que sa réponse ne devrait logiquement pas intervenir avant le mois de septembre, nous avons 2 questions :
- Sur quel dispositif régional vous appuyez-vous précisément pour présenter cette demande de subvention ?
- Pour quelle raison présentez-vous une demande de subvention uniquement au Conseil régional et pas au Conseil général, dont l’action sociale est pourtant une compétence essentielle ?


- STAGES R.A.J. :
(Jean-Luc Trotignon)
    Concernant les tarifs des stages de Rambouillet Animation Jeunesse pour cet été, nous avons une question et une demande.
    La question est la suivante : pour quelle raison la logique du quotient familial, en vigueur dans les Centres de Loisirs maternels et élémentaires, n’est-elle pas appliquée pour les tarifs des stages proposés aux enfants au sein même de leur Centre de Loisirs ?

    D’autre part, concernant le stage à finalité culturelle et patrimoniale, avec visite au Louvre, au Musée de la Poste, à la Villette, au Champ de mars, sur la butte Montmartre, découverte des monuments et bâtiments historiques de Paris depuis un bateau-mouche… nous pensons qu’une « Ville d’Art et d’Histoire », comme Rambouillet, s’honorerait à offrir ce stage aux 16 enfants rambolitains qui seront demandeurs, sachant que les journées de Centre de Loisirs correspondantes sont de toute façon payées.
    En effet, cette aide et cette incitation à la découverte du patrimoine culturel de la ville de Paris pour les enfants intéressés, serait tout à fait emblématique pour une cité qui met en exergue son appartenance au réseau des « Villes d’Art et d’Histoire ».
Il en coûterait 600 euros à la ville. Ce n’est pas une somme énorme quand on voit que, également dans le domaine culturel, une subvention de 3 500 euros pour une exposition de tapisseries au Palais du Roi de Rome va être votée tout à l’heure. Et cette aide culturellement militante, si elle se pérennisait, irait également dans le sens d’une ville qui cherche à forger le futur public de son Pôle culturel et qui montre l’exemple.
    C’est donc notre demande pour cette année, comme pour les années à venir, une demande de principe dont les modalités seraient à définir.


- AIDE AUX PROJETS CULTURELS 2008 :
(Bruno Tranchant)
Etant donné que nous ne sommes pas opposés à aider ces jeunes à l’accès à l’école de musique, nous voterons pour.
Toutefois, si je regarde les imputations prévues sur la ligne budgétaire nature fonction 311 que la société musicale de Rambouillet bénéficie déjà d’une aide de 7650 €.
En outre, vous demandez à titre exceptionnel ce supplément d’aide pour ces 5 jeunes, or cette opération n’a rien d’exceptionnelle puisque chaque année, la société musicale demande cette aide supplémentaire pour les mêmes raisons.
Nous souhaiterions à l’avenir que cette aide récurrente soit budgétée dans la subvention générale.
Nous souhaiterions savoir à quelle ligne budgétaire est attachée réellement cette enveloppe dit exceptionnelle.

Quant à l’aide exceptionnelle pour l’association PARR , je trouve curieux que cela soit imputée sur la fonction 311 réservée aux activités culturelles liée à la musique et à la danse pour une exposition de tapisseries qui à mon avis irait plus sur une imputation 30 ou 312 réservée aux activités culturelles liée aux arts plastiques et autres activités artistiques. Or à ma connaissance, la tapisserie, ce n’est ni de la musique ni de la danse. Sauf correction de l’imputation lors de ce conseil ou un report ultérieur, nous nous abstiendrons.



- PÔLE DE SPECTACLES :
(Jean-Luc Trotignon)
    C’est donc 30 000 euros de dédit que nos finances municipales vont avoir à régler, simplement pour assumer le changement d’avis de la municipalité au sujet de la construction du Pôle culturel, qui est passée de la Maîtrise d’œuvre au système du partenariat public-privé. C’est un changement d’avis qui coûte cher à nos contribuables.
    Sur la suite annoncée des opérations concernant le Pôle culturel, nous nous interrogeons sur le fond comme sur la forme.
    En effet, vous avez vanté le système du dialogue compétitif comme étant plus constructif que celui de l’appel d’offres, car il permet aux entreprises intéressées de présenter des adaptations par rapport au projet prévu. Vous avez expliqué qu’il s’agissait d’une alternative intéressante à la rigidité des appels d’offres, qui donnait des marges de manœuvre à la ville.
    Or dans le même temps, d’une façon contradictoire, vous annoncez vouloir tout faire pour qu’on ne s’éloigne pas du projet initial, allant même jusqu’à reprendre, alors que rien ne vous y oblige une fois le dédit réglé, le cabinet d’architectes concepteur du projet initial comme gardien du Temple.
    Nous avons donc du mal à comprendre, sur le fond, la logique qui voudrait que la mission d’assistance au dialogue compétitif soit assurée par le cabinet du projet d’origine.
    Sur la forme, comment se fait-il, selon le document préparatoire au Conseil, qu’il n’y ait pas d’appel d’offres prévu pour la mission d’assistance au dialogue compétitif et à la phase des travaux ?

Par Bertrand Bouyet
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Jeudi 15 mai 2008
    Nous sommes à votre disposition les 3 premiers samedis de chaque mois, de 9 h à midi, dans le nouveau bureau de la minorité municipale, à la Mairie.

    Vous le trouverez au rez-de-chaussée, en entrant sur le côté de la Mairie, rue du Général De Gaulle; c'est la première porte sur votre gauche.

    N'hésitez pas à passer nous voir !
Par Bertrand Bouyet
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Mercredi 16 avril 2008
(par Jean-Luc TROTIGNON, Président du groupe d'opposition municipale RAMBOUILLET RENOUVEAU,
également Parent d’élèves délégué de 1ère au lycée Bascan de Rambouillet)



    Au-delà des désagréments momentanés que peut amener ce type de mouvement pour certains, il faut bien lire le réel problème de fond que nous renvoient les lycéens avec pertinence.
    Car d’années en années, plus ou moins insidieusement, on rogne régulièrement sur les dotations horaires et la qualité de l’enseignement. Pour le lycée Bascan par exemple, on nous dit qu’il n’y aura l’an prochain « que » 9 postes d’enseignants supprimés, ainsi qu’un Conseiller Principal d’Education. Mais l’une des conséquences directes de ces suppressions, c’est qu’il est prévu par exemple, pour les élèves de seconde générale, 16 classes sur 17 qui auront un effectif de 35 élèves (alors que le Ministre de l’Education annonce une moyenne nationale de 28 élèves par classe…). Qui peut oser dire qu’avec des classes ainsi chargées, on va améliorer la qualité de l’enseignement ?
Une autre conséquence sera de diminuer les possibilités de remplacement des professeurs, alors qu’on sait déjà que ce système de remplacement n’est pas toujours des plus performants… Enfin il faudra augmenter le recours aux heures supplémentaires pour les professeurs. Certains d’entre eux peuvent être tentés par ce « travailler plus pour gagner plus ». Mais de toute façon, ils "travailleront plus" puisqu'ils auront "gagné plus" d'élèves dans leurs classes. Signalons au passage qu’avec la nette baisse actuelle du pouvoir d’achat, il s’agira bientôt en fait de « travailler plus pour acheter moins »…
    Et qu’en sera-t-il l’année suivante, où l’on nous prévient déjà qu’il y aura encore plus de postes supprimés au niveau national, avec le non-remplacement d’un départ en retraite sur deux ? L’avenir qu’on annonce aux lycéens, à leurs parents et à leurs professeurs, avec ce grignotage méthodique de la puissance éducative de l’enseignement public, ce sont d’ici quelques années des classes à 40 élèves pour norme.
    Je n’ose imaginer où l’on en sera lorsque le dernier de mes enfants, encore en maternelle, rentrera au lycée. Car si l’on continue dans cette logique gouvernementale, « l’Education Nationale », c’est-à-dire offerte à tous par la République, ne sera peut-être plus qu’une leçon d’Histoire. Il ne restera qu’un « Enseignement public d’Etat », pour ceux qui ne pourront avoir accès à un enseignement privé, qui leur garantira des classes non surchargées et les moyens réels d’un enseignement de qualité.
    La nette augmentation, constatée ces dernières années, du recours à des entreprises privées de cours de soutien, les « petits cours », est déjà un signal qui donne à réfléchir quant à une baisse globale de qualité de l’Education Nationale, et quant à la direction prise vers une éducation à 2 vitesses pour nos enfants.

Par Bertrand Bouyet
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