INDEMNITÉS DES ÉLUS : APAISONS LE
DÉBAT
(parue le 28 oût 2009)
Nous avions dénoncé au Conseil municipal du 23 février dernier le fait que M. Larcher avait perçu des indemnités supérieures au
maximum autorisé par la loi, lorsqu’on cumule un mandat de Maire et un mandat de sénateur. Il a fallu attendre 2 mois pour que, suite à la requête de Jean-Luc Trotignon auprès du
Tribunal administratif de Versailles, cela soit reconnu, et pour que le Maire rembourse 3 093 € à nos finances communales, comme nous vous l’avions annoncé dans le dernier «
Rambouillet Infos ».
Il suffisait pourtant de quelques minutes pour s’en rendre compte en consultant, comme nous l’indiquions, le site du Sénat à la
rubrique « L’indemnité parlementaire », où est signalé en euros le maximum mensuel qu’un sénateur peut toucher en tant que Maire (montant que nous avions clairement indiqué en
euros à ce Conseil municipal), et en comparant avec ses feuilles de paye de Maire de 2008, pour constater que sur toute cette année, cette limite était dépassée. Un collégien
aurait pu faire cette comparaison. Tout aurait donc pu être réglé et remboursé dès le 24 février pour 2008 (en y ajoutant les indemnités que M. Larcher touchait jusqu’à mi-mai
2008 en tant que Président du SICTOM, dont nous ne pouvions avoir connaissance).
Cependant le problème de ce remboursement de 3 093 €, du 22 avril, était qu’il était annoncé comme réglant définitivement tous
les problèmes de trop perçus illicites du Maire. Or le 3 juin dernier, nous avons pu avoir en main une pièce comptable de la Mairie démontrant clairement que l’ensemble de ses
trop perçus, pour l’année 2008, était d’un montant réel d’au moins 7 570 €. Et tout portait à croire que l’ensemble des trop perçus étaient d’un montant minimum de 12 800 €, et
avaient duré d’octobre 2007 à décembre 2008. En effet, à partir de février 2009, la régularisation des indemnités des élus, que nous avions exigée au Conseil municipal du
21/11/08, avait porté ses fruits.
C’est donc ce remboursement incomplet qui expliquait le dépôt d’une plainte le 15 juin dernier auprès du Procureur de la
République de Versailles, dont vous avez sans doute entendu parler dans la presse. Le Procureur, ayant reçu un courrier explicatif de la Mairie avec toutes ses pièces jointes le
vendredi 26 juin, a rapidement classé la plainte sans suite le lundi 29 juin, sans aucun contrôle complémentaire. Il faut également dire que le 26 juin, M. Larcher avait fini par
rembourser à la commune l’intégralité du trop perçu illicite que nous dénoncions pour 2008, plus celui dû à ses indemnités de Président du Sictom, soit un total pour 2008 de 8 615
€.
Cependant, ce remboursement difficile à obtenir causé par nos diverses interventions depuis février dernier, n’empêche pas qu’il
y a eu là une très grave irrégularité dans l’utilisation de notre argent public. La direction de la Mairie parle d’erreurs de calcul et le Maire explique, qu’en tant
qu’ordonnateur des dépenses de la commune, s’il a exigé de recevoir plus que ce à quoi il avait légalement droit, c’était sans s’en rendre compte.
Notre sentiment à nous, étayé par plusieurs éléments, est inverse. Ce sont donc deux thèses qui s’affrontent. Et c’est pourquoi
Jean-Luc Trotignon va sereinement demander à la Justice de trancher en poursuivant sa démarche, comme tout citoyen français est en droit de le faire lorsqu’il a une intime
conviction. Ce d’autant que ces remboursements sont encore une fois annoncés comme solde de tout compte, alors que nous pensons qu’il y a encore des trop perçus à rembourser pour
2007.
Nous souhaitons répondre ici à tous ceux chez qui cette démarche tout à fait légale déclenche une certaine hostilité, parce
qu’ils pensent qu’on n’a pas le droit de remettre en cause la probité de leur Maire.
Pourtant, suite à un débat contradictoire au Conseil municipal du 10/10/08, M. Larcher a bien dû reconnaître qu’il avait
personnellement décidé d’indemniser depuis un moment, à l’insu du Conseil municipal, l’un de ses conseillers municipaux, ce qui était illégal en vertu de 2 articles de Loi
(L2123-20/III et L2123-24-1/III du C.G.C.T.). En effet, seul le Conseil municipal est légalement autorisé à le faire.
Qui peut nier qu’il y avait là un problème pouvant légitimement soulever la question de la probité ?
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NOUS AVONS SIGNÉ LA CHARTE ANTICOR
(parution au 29 mai 2009)
Notre groupe d’élus a signé la charte Anticor. Anticor est une association anticorruption en politique, qui milite pour une
gestion irréprochable et transparente des finances publiques et contre le cumul des mandats. Elle comprend des élus et des sympathisants de gauche, de droite, du Modem et des
écologistes.
Pour la plupart d’entre nous, ce qui nous a principalement poussé à la signer est l’affaire du Sictom de Rambouillet, où un Maire adjoint a été mis en examen il
y a 2 ans pour « faux en écriture » et « abus de biens sociaux », suite à sa gestion de nos syndicats d’ordures ménagères qui a laissé, selon la presse, un déficit de 25 millions
d’euros. Nous avons en effet été choqués, comme beaucoup d’entre vous, que ce soit aux rambolitains qui n’y étaient pour rien de payer les pots cassés, avec une augmentation de
près de 90 % de leur taxe ordures ménagères l’année qui a suivi la découverte des faits.
Mais l’affaire Bédier, récemment démis de ses fonctions de Président du Conseil général des Yvelines après sa condamnation définitive, nous y a aussi incité,
entre autre.
Au sein de notre groupe, cela faisait plusieurs années déjà que Bruno Tranchant et Jean-luc Trotignon étaient adhérents d’Anticor, dont le Président d’honneur
est le juge Halphen, juge d’instruction de l’affaire des HLM de Paris et de l’affaire des HLM des Hauts-de-Seine.
Quels sont les 12 points de cette charte éthique des collectivités locales que nous nous sommes engagés à défendre ?
1 - Non cumul et limitation des mandats et des fonctions exécutives
2 - Gestion des deniers publics transparente et rigoureuse
3 - Reconnaissance de la place de l’opposition et affirmation de ses droits
4 - Formation obligatoire des élus aux bonnes pratiques de gestion
5 - Reconnaissance du droit d’alerte pour tous les employés municipaux
6 - Prise en compte du rôle des citoyens dans la gestion de la cité
7 - Réglementation stricte du lobbying
8 - Lutter contre les conflits d’intérêt et favoriser la moralité des élus
9 - Renforcement de la transparence sur les déclarations de patrimoine et de revenus des élus et des candidats
10 - Suspension d’un élu condamné pour délits financiers en première instance et faisant appel
11 - Inéligibilité définitive des élus condamnés pour délits financiers
12 - Suspension à l’accès des marchés publics à toute entreprise condamnée pour avoir pratiqué un lobbying réprouvé par la loi
Si vous souhaitez vous aussi soutenir cette charte, vous pouvez adhérer à Anticor en nous contactant ou en allant directement sur le site d’Anticor
(http://anticor.org).
Vous avez pu constater, si vous lisez régulièrement nos tribunes libres, que nous avons déjà réussi à mettre en pratique certains des points de cette charte,
malgré le peu de poids qu’a une minorité municipale. Dans le numéro de février-mars dernier, nous vous avions promis d’agir fermement à Rambouillet pour que la loi sur les
indemnités des élus soit respectée, car le respect de la loi par vos élus, c’est tout simplement le respect des citoyens.
Suite à nos actions, deux élus ont déjà effectué un remboursement à la commune, par le biais du Trésor public, de sommes indûment perçues pour leurs indemnités
de mars à décembre 2008. Le premier, le cas que nous avions déjà évoqué, a remboursé 1 903 € fin janvier dernier. Le second a, lui, remboursé 3 093 € à nos finances publiques fin
avril car, comme nous l’avions annoncé au Conseil municipal du 23/02/09 dans l’incrédulité générale (voir page 13 du P.V. sur site Mairie), il percevait un montant d’indemnités
supérieur au maximum légal autorisé lorsqu’on cumule un mandat de parlementaire et un mandat local : c’est notre Maire.
La version selon laquelle il s’agirait « d’erreurs administratives » nous interroge, car c’est toute une suite d’anomalies qui ont eu lieu au sujet de ces
indemnités d’élus depuis le début de notre mandature.
En tout état de cause, nous poursuivrons nos démarches dans la logique de la charte éthique d’Anticor jusqu’à la fin de notre mandat, car nous estimons que l’utilisation des fonds
publics se doit d’être rigoureusement irréprochable, ne serait-ce que par respect pour les citoyens qui les financent.
UNE PRÉSENTATION DU BUDGET PLUS QUE
TROMPEUSE
(parue le 24 avril 2009)
Il y a une certaine hypocrisie dans la façon dont le budget de la ville est présenté cette année.
En effet, mettre en avant comme argument majeur le fait que la ville n’aura recours à aucun emprunt en 2009 est tout à fait abusif. Car si le
calendrier prévu est respecté, c’est fin 2009 que notre Maire engagera définitivement les rambolitains dans la réalisation du grand Pôle culturel du centre ville. Or le système
qu’il a retenu est celui du partenariat avec une entreprise privée, qui prend à sa charge la construction et l’entretien des bâtiments, en échange d’un « loyer »
annuel réglé par la ville pendant plus de 26 ans.
Selon les estimations données par le Maire lui-même au Conseil municipal du 15/05/08, en fonction des subventions accordées et des négociations
avec le partenaire privé, ce « loyer » oscillera entre 600 000 € et 1 000 000 € par an. La somme de ces annuités représentera un montant compris entre 16 000 000
€ et 26 500 000 € que les rambolitains devront sur plus d’un quart de siècle, quoi qu’il arrive. C’est donc par définition une dette.
Alors techniquement, M. Larcher peut dire qu’en 2009 la ville n’aura recours à aucun emprunt, mais concrètement, il endettera fortement notre
cité, donc les contribuables rambolitains que vous êtes. Selon ses propres estimations du mois de mai, il s’apprête à augmenter ainsi la dette de la ville fin 2009 d’un minimum
de 65 % et d’un maximum de 108 %.
Cependant la communication de la majorité municipale (tout comme pendant la dernière campagne électorale qui en a abusé plus d’un), c’est
d’afficher en vitrine : « Rambouillet est une ville qui n’emprunte pas »…
Autre hypocrisie de communication sur la dette à laquelle nous avons eu droit, c’est la mise en exergue d’un taux discutable. En effet, le
« taux d’endettement de la ville par habitant » nous a été indiqué à 955 €, soit un taux inférieur de 10 % à la moyenne nationale des villes de notre importance. Or il
faut savoir que ce taux est en réalité uniquement calculé par rapport à l’endettement de la ville à l’intérieur de son « budget principal ». Et il y a à Rambouillet,
selon les souhaits de M. Larcher, plusieurs budgets annexes liés au budget principal, notamment pour le développement économique, le tourisme et la culture, ce que ne pratiquent
pas toutes les municipalités.
Ainsi la dette du budget du développement économique, principalement contractée par la ville pour permettre l’installation de l’hôtel du Relays du
Château, place de la mairie, n’a pas été intégrée au taux d’endettement par habitant fourni. Pourtant, c’est bien une dette qui engage la ville et les rambolitains. Si l’on
avait intégré cette dette de 9 881 000 € au calcul, on obtiendrait un taux d’endettement par habitant de Rambouillet de 1 320 €, supérieur de 24,5 % à la moyenne nationale des
villes de même importance.
Rappelons qu’en tant qu’habitants de notre Communauté de communes, nous avons aussi des dettes supplémentaires à la CCPFY.
Enfin le sommet de la présentation de ce budget, c’est d’essayer de faire croire que c’est grâce à la municipalité que vos impôts locaux doivent
baisser de près de 1 %. Or ce qui a été voté par la majorité municipale, c’est bien une hausse de 2,45 % des taux de vos taxes d’habitation et de vos taxes foncières, en cette
année de crise, et alors que le solde du budget de la ville fin 2008 était excédentaire de plus de 6 000 000 €. Ce n’est qu’en faisant une moyenne avec la baisse de près de 11 %
de la taxe ordures ménagères, que M. Larcher peut annoncer cette baisse de 1%. Or cette taxe sert à financer le syndicat d’ordures ménagères d’un ensemble d’une quarantaine de
communes, et son taux est fixé par le Conseil de notre Communauté de communes, qui ne comprend que 7 conseillers rambolitains sur 36, pas par la municipalité de
Rambouillet.
Signalons par rapport à cette augmentation de 2,45 % que, dans le même temps, la moitié des principales villes des Yvelines a choisi de ne pas
augmenter cette année ses taux d’imposition, pour tenir compte de la crise et de la nécessaire relance du pouvoir d’achat. Si nous avions été en charge des affaires de la ville,
c’est ce que nous aurions également fait sans hésitation, les marges de manœuvre budgétaire de Rambouillet étant nettement suffisantes pour cela.
MAUVAIS RÉFLEXE DURABLE
(parue le 27 mars 2009)
Le Conseil municipal a voté l’été dernier ses objectifs pour la mise en route d’un nouveau Plan Local d’Urbanisme et d’un Plan
des Déplacements Urbains, afin de mieux dessiner les contours de notre ville de demain.
Nous nous y sommes associés parce qu’en matière d’environnement, le statu quo est impossible, à moins de vivre en égoïstes, qui n’auraient rien à faire de la
préservation du monde dans lequel ils vivent, et dans lequel vivront toutes les générations à venir.
Ont été très explicitement votés - entre autres - par la majorité municipale et par nous-mêmes ces objectifs pour l’avenir de notre ville : « favoriser les
modes de déplacements les moins polluants et les moins consommateurs d’énergie », et « modérer l’usage de la voiture ». Le document préparatoire au Conseil précisait que le choix
de la municipalité était d’atteindre « une organisation urbaine performante pour une réduction durable du trafic automobile… en favorisant le partage de la voirie ».
On peut s’étonner au passage que notre Maire, élu pour la 1ère fois en 1983, ait attendu un quart de siècle pour se préoccuper d’imposer cette direction précise
à notre ville, puisqu’il explique dans le même temps qu’il s’agit pour lui d’une préoccupation majeure, vitale et indispensable.
Nous avons donc approuvé ces engagements, mais en prévenant que, de notre côté, nous serions extrêmement vigilants sur les décisions concrètes qui seront
prises, dans le détail, suite à ces « belles paroles ». Car on a beaucoup l’habitude des « belles paroles » à Rambouillet…
Or, que s’est-il passé dans la minute même qui a suivi le vote de ces grands engagements de principe par le Conseil municipal ?... La majorité municipale au
grand complet, Conseiller municipal délégué au développement durable et aux circulations douces en tête, a voté une dépense de 1 800 € pour créer une inutile facilité à « l’usage
de la voiture », c’est-à-dire pour la création d’une place de parking supplémentaire sur une place du quartier du Pâtis, qui en est déjà très largement pourvue (voir p 11 du
compte-rendu du Conseil du 10/07/08 sur site Mairie).
En effet, il s’agissait de créer sur cette placette, qui compte déjà 22 places de stationnement publiques, une 23ème place de stationnement, alors qu’il y a
également au même endroit 2 rangées de box privés pour voitures, soit 17 places de stationnement privées. Il y avait donc déjà un total de places de stationnement publiques +
privées de 39 places, le tout pour un environnement immédiat de seulement 11 pavillons (dont certains ont eux-mêmes des places de stationnement intégrées à leur propriété !), et
ce dans un quartier sans immeubles…
De plus, cette dépense publique était augmentée des frais d’acquisition de cette parcelle de 10 m2 par la ville, sans compter les travaux de mise en état du
sol.
Malgré nos explications ci-dessus, la majorité a ensuite voté comme un seul homme cette dépense inutile, contradictoire avec les engagements qu’elle venait de
prendre officiellement la main sur le cœur. A l’heure où nous écrivons, une petite butte de terre recouvre maintenant cet emplacement. Un enterrement de 1ère classe pour cette
place de parking suite à notre intervention ?...
Il ne s’agit bien sûr que d’un détail dans la gestion municipale. Mais cet exemple nous paraît tout à fait symbolique du fonctionnement des majorités de M.
Larcher : beaucoup de beaux engagements de principe, mais pour ce qui est de l’application concrète… On avait pu lire, dans nos documents, le titre « Le projet de Plan des
Déplacements Urbains : Des choix ambitieux pour infléchir durablement les tendances ». On ne pouvait pas dire que ça commençait à infléchir fort !
Nous ne pouvons conclure cette Tribune, où il est question de l’avenir de l’automobile, sans évoquer la douloureuse situation actuelle des employés de
Continental Rambouillet (Continental qui a réalisé un chiffre d’affaires de 24,2 milliards d’euros en 2008 et qui supprime les postes par centaines en France). Car un soutien à
l’emploi dans le secteur automobile peut paraître contradictoire, à certains, avec les engagements ci-dessus. Nous ne le pensons pas nous-mêmes, à la condition que la direction
qui y soit prise rapidement, et avec une forte détermination, soit celle de la recherche et du développement des véhicules « propres ».
ENCORE DE L’ILLÉGALITÉ DANS LA GESTION
MUNICIPALE
(parue le 13 février 2009)
Après celle du C.C.A.S., nous avons à nouveau découvert de l’illégalité dans la gestion municipale, au niveau de l’utilisation
des finances publiques dans le domaine de l’indemnisation des élus de la majorité.
En effet, un élu de la majorité municipale a été indemnisé pendant plusieurs mois à l’insu du Conseil municipal et donc des rambolitains, par décision
personnelle du Maire, ce qui est illégal (Art. L-2123-24-1/III et L-2123-20/III du Code Général des Collectivités Territoriales). Et pourtant, M. Larcher avait bien fait voter
officiellement à tous ses conseillers municipaux, le 15 mai dernier, le fait que cet élu ne serait pas indemnisé.
Face à nos protestations lorsque nous avons découvert ce nouveau non respect de la loi, grâce à un échange contradictoire entre Jean-Luc Trotignon et M. Larcher
au Conseil du 10/10/08, une délibération de « rattrapage » a été proposée par le Maire au Conseil du 19/12/08.
Or cette délibération, votée par la majorité, est également entachée d’illégalité !
En effet, M. Larcher avait expliqué lors du Conseil municipal de novembre que nous étions déjà quasiment au maximum des indemnités des élus pour notre ville (voir page 17 du
compte-rendu du Conseil du 21/11/08 sur le site de la Mairie) et, en décembre, il fait plus que doubler les indemnités de ce Conseiller, et rajoute un élu de sa majorité à
indemniser !
Selon nos estimations, sur proposition du Maire au Conseil de décembre, la majorité UMP-Modem s’est attribuée un dépassement de l’enveloppe maximum d’indemnités, à laquelle elle
peut légalement prétendre, de plus de 7 600 € par an, soit une facture de près de 40 000 € pour les contribuables rambolitains sur le reste de la mandature (art. L-2123-24-1/III
du C.G.C.T.).
De plus la loi exige, dès qu’il y a délibération concernant de nouvelles indemnités, qu’un tableau soit présenté au Conseil municipal qui rappelle toutes les indemnités déjà
accordées aux autres Conseillers (art. L-2123-20-1/II du C.G.C.T.). La Ministre de l’Intérieur l’a même rappelé en juillet dernier aux députés, dont fait partie notre 1er adjoint,
dans le Journal officiel. Or ce tableau n’a pas été présenté, bien que nous ayons rappelé cette obligation en détail un mois plus tôt (p 16 du compte-rendu déjà cité), et alors
qu’il aurait permis à tous vos élus de se rendre compte si le plafond maximum d’indemnités autorisées pour Rambouillet était dépassé ou non...
Tout cela, pour nous, c’est tout simplement se moquer de vos élus, c’est-à-dire en fait de vous-mêmes, puisque nous sommes vos représentants. Car la loi prévoit très clairement
que tout ce qui concerne les indemnités des élus, financées par vos impôts, doit impérativement se faire en toute clarté vis-à-vis des citoyens. C’est bien la moindre des choses,
puisqu’il s’agit de l’argent que vous gagnez vous-mêmes par votre travail et dont vous, et votre famille, ne pouvez profiter directement.
Ajoutons qu’au niveau de la gestion de nos fonds publics, on atteint des sommets. En effet, en mai dernier, l’indemnité de ce Conseiller était donc officiellement de 0 €. En
octobre, on apprend qu’il en percevait en fait une en catimini. En novembre, M. Larcher annonce au Conseil qu’elle est de 250 € mensuels, et qu’elle sera régularisée à ce
montant-là le mois suivant (page 17 du compte-rendu déjà cité). En décembre, il la fait finalement voter à 675 €, mais à régler rétroactivement à partir d’avril dernier !... Et
pour qu’on nous annonce, en janvier, que toutes les sommes qu’il a perçues en 2008 doivent être remboursées au Trésor public, suite aux demandes de la Sous-préfète après réception
de notre courrier. Ce qui est bien, pour nous, l’aveu que le système mis en place par M. Larcher pour l’indemniser était illégal. Il n’y a pas une entreprise qui accepterait ce
type de gestion. Il n’y a pas une famille rambolitaine qui pourrait gérer son budget comme cela.
Au nom des contribuables rambolitains, nous ne pouvons pas accepter une telle répétition d’anomalies qui, à ce niveau-là, ne peut plus être pour nous le fait du hasard. Comme
l’impose le devoir de vigilance citoyenne inhérent à tous les élus de votre Conseil municipal, nous agissons donc fermement afin que vous soyez respectés, car le respect de la loi
par vos élus, c’est tout simplement le respect des citoyens.
NOUS AVONS IMPOSÉ LE RETOUR DE LA
LÉGALITÉ
(parue le 9 janvier 2009)
A l’heure où nous écrivons, la légalité de toutes les délibérations du Conseil d’Administration du Centre Communal d’Action
Sociale de Rambouillet est contestable à tout moment, depuis plusieurs mois. Car ce Conseil d’Administration, dont M. Larcher est le Président, a été constitué illégalement en
mars dernier.
Avoir mis notre C.C.A.S. dans une telle instabilité, au moment où l’on constate partout une augmentation du besoin d’aide sociale d’urgence, et au moment où
Rambouillet doit connaître une fragilisation de son tissu social avec près de 400 suppressions d’emploi à Continental, nous paraît bien peu responsable.
Le rappel des faits : le Maire ayant désigné 8 personnalités qualifiées pour siéger au C.A. du C.C.A.S., le Conseil municipal devait voter le 21/03/08 pour y
désigner obligatoirement 8 Conseillers municipaux (Art. L123-6 du Code de l’Action Sociale et des Familles, consultable sur internet). Or M. Larcher avait demandé au Conseil de
voter pour une liste ne comportant que 6 élus, y ajoutant illicitement 2 nouvelles personnalités qualifiées, rompant ainsi l'équilibre exigé par le législateur entre élus et non
élus. Il a notamment contourné la loi pour introduire, dans le quota des élus, une personne de la fin de sa liste électorale, que le suffrage universel venait pourtant d’écarter
lors des élections municipales.
Au préalable, M. Larcher avait proposé à l’opposition municipale, entièrement composée d’élus néophytes, qu’il y ait un élu de notre groupe à la dernière place de cette liste.
Comme il nous l’a alors indiqué (voir p 7 du compte-rendu de ce Conseil sur site de la Mairie), cette proposition faite la main sur le cœur était un effet de sa volonté
d’ouverture… Nous avons alors eu le tort de le croire.
Car le problème - que nous avons découvert il y a peu -, c’est que la loi demande à ce que les Conseillers municipaux, élus aux C.C.A.S., soient désignés par une élection
proportionnelle au plus fort reste, entre les différents groupes du Conseil. M. Larcher ne nous en avait pas fait part, ce qui a permis qu’une seule liste soit ainsi présentée. Or
si cela avait été respecté, non seulement l’opposition aurait eu un élu au C.A. du C.C.A.S., sans qu’elle n’ait nullement à le devoir à la « bienveillance » de M. Larcher, mais -
l'opposition représentant 20 % des Conseillers municipaux - un 2ème siège sur 8 aurait aussi dû lui être attribué. Ce 2ème siège d’élu, réservé à un élu de l’opposition, a donc
été détourné au profit d’un non élu de la liste de la majorité municipale. Belle leçon de démocratie !
Fort heureusement, ce n'est pas parce que M. Larcher est désormais, au Sénat, au-dessus de ceux qui font les lois, qu'il est lui-même au-dessus de la loi. Car, face au peu
d’empressement à reconnaître cette illégalité flagrante, mais aussi à reconnaître à l’opposition la possibilité d’obtenir son 2ème siège au C.C.A.S., Jean-Luc Trotignon a
démissionné de ce C.A. le 28/11/08. Et vu les circonstances, cette démission imposait, dans un délai de 2 mois, un nouveau vote du Conseil pour désigner l’ensemble des Conseillers
municipaux siégeant au C.A. de notre C.C.A.S., contraignant ainsi la majorité UMP-Modem à respecter enfin la loi, car cette fois-ci nous ne risquions pas d’être dupes du discours
de M. Larcher (art. R123-9 du C.A.S.F.).
Comment doit-on en arriver là, pour faire respecter une loi aussi simple à appliquer, dans une ville qui a pourtant à sa tête 2 parlementaires qui font les lois ?...
Nous ne comprenons pas non plus comment ni la Direction générale de la Mairie, qui a préparé la délibération du 21/03/08 de désignation des « Conseillers municipaux » à ce C.A.,
ni Mme la Sous-Préfète en responsabilité du contrôle de la légalité de cette délibération, ni la Direction du C.C.A.S. et certains de ses administrateurs, nommés directement par
M. Larcher et très qualifiés dans le domaine de l’action sociale et de ses règles, n’ont fait la moindre remarque sur cette illégalité évidente avant que nous ne la dénoncions au
Conseil municipal du 21/11/08, et dont la conséquence est d’avoir mis notre C.C.A.S. dans une telle situation.
Cela nous laisse extrêmement perplexes, et nous paraît très révélateur de la façon dont la ville de Rambouillet est gérée depuis des années.
NOUS VOUS SOUHAITONS À TOUS UNE TRÈS BONNE ANNÉE 2009 !
UNE « OUVERTURE » À BRAS
FERMÉS
(parue le 28 novembre 2008)
Lors d’un récent Conseil municipal, M. Larcher a vanté son « ouverture » vis-à-vis de l’opposition, prétendant qu’elle était nettement supérieure à celle qui se pratique
dans la plupart des villes… C’est énorme ! Car la majorité municipale UMP-Modem a plutôt pratiqué un hermétisme à l’ancienne, en ce qui concerne la place réservée à
l’opposition dans les diverses commissions et représentations municipales.
En ce qui concerne la formation de la douzaine de commissions municipales, qui comprennent de 5 à 17 élus, la loi impose de respecter le principe de la représentation
proportionnelle, par rapport au nombre de Conseillers municipaux obtenus suite à l’élection municipale. L’ensemble de l’opposition municipale représentant 20 % des élus du Conseil
municipal, cet ordre de proportion est simple à appliquer à l’intérieur des commissions municipales. Cette loi a donc grosso modo été respectée - mais sans plus - si l’on tient
compte de l’ensemble de ces commissions, dans lesquelles l’opposition a de 1 à 3 représentants. Aucune présidence de commission n’a par ailleurs été proposée à un élu
d’opposition. Donc nulle « ouverture » particulière à mettre en avant : simplement l’application de la loi.
Mais si nous abordons les représentations de la ville en interne ou à l’extérieur, là, nous atteignons vite des sommets de fermeture. L’ensemble de l’opposition municipale a beau
représenter 42 % des rambolitains, aucun de ses élus n’a la moindre place dans les comités d’attribution des places en crèche, en H.L.M., et dans les nombreux syndicats
intercommunaux (SICTOM, SIRR, Syndicat des eaux…). Pourquoi ce manque de transparence ?
La représentation de la ville au sein du Conseil de notre Communauté de communes est à ce titre exemplaire, puisqu’une représentation proportionnelle nous a été catégoriquement
refusée par la majorité UMP-Modem de Rambouillet, sur les 7 élus à désigner. Il nous avait pourtant semblé que, dans le même temps, François Bayrou réclamait haut et fort
l’instauration de la proportionnelle, lors des débats sur la réforme constitutionnelle, pour l’Assemblée nationale…
Un des moments les plus symboliques de cette « ouverture bien cadenassée » de M. Larcher a été la constitution du Comité de direction de l’office du Tourisme de la
ville, tourisme qui risque fort de prendre une importance majeure à l’avenir. Sur ses 24 membres (si l’on tient compte des membres consultatifs et personnalités qualifiées
associées), pas la moindre place pour un seul petit membre de l’opposition ! Et pourtant une nouvelle loi imposait le passage de 5 à 10 élus en son sein, c’était l’occasion
rêvée pour quelqu’un qui met en avant son « ouverture »…
Mais le plus beau - dont nous nous sommes aperçus récemment - a été la désignation des membres du Conseil d’administration du Centre Communal d’Action Sociale, pour laquelle
M. Larcher n’a pas respecté la loi, privant ainsi nos collègues de l’opposition de « Rambouillet autrement » du siège auquel ils avaient légitimement droit (Art. L123-6
du Code de l’Action Sociale et des Familles). En effet, le Maire y a désigné directement 8 personnalités qualifiées et, selon la loi, le Conseil municipal devait donc voter pour y
désigner 8 Conseillers municipaux. Mais dans la liste de ces 8 « Conseillers municipaux », M. Larcher - rompant ainsi l’équilibre exigé par le législateur - avait
illicitement introduit 2 autres personnalités qualifiées, et notamment une personne de sa liste que le suffrage universel n’avait pourtant pas élue au Conseil municipal,
contournant ainsi la loi !
Le summum, c’est que M. Larcher a présenté le fait qu’il y ait un représentant de l’opposition au C.C.A.S., sur les 2 qui devraient légitimement siéger au Conseil
d’administration, comme le résultat d’une volonté personnelle d’ouverture de sa part ! (Voir à ce sujet sur le site
de la Mairie le compte-rendu du Conseil municipal du 21/03/08, page 7)
En guise « d’ouverture » de la majorité UMP-Modem de Rambouillet, priver ainsi abusivement un groupe d’opposition de son droit légal d’expression démocratique au sein du
Centre Communal d’Action Social, c’est extrêmement révélateur…
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